mercredi 9 juillet 2014

Clotûre du Montpellier Danse Festival


C'est le dernier jour pour profiter de ce festival à la renommée internationale.
Rendez-vous au Théâtre de l'Agora à 22h pour Concerto for two violins / Quintett / Resin d'Alonzo King.

Concerto for two violins, composée sur la pièce éponyme de J.S. Bach, déploie sur les glissando sinueux du violon la gestuelle si particulière d’Alonzo King qui épouse, sans la suivre, la ligne musicale. Son vocabulaire, qui enchaîne à des mouvements étirés à l’extrême, des pas extrêmement complexes s’enchevêtrant à une vitesse vertigineuse, traduit à merveille les volutes de la partition. Le deuxième mouvement, Largo ma non tanto, chorégraphié en quatuor, suspend le temps dans de langoureux portés avant que le dynamisme du troisième mouvement emporte le tout dans de nouvelles formes fascinantes. Si l’on retrouve dans Resin – récit imaginaire de la diaspora juive qui prend appui sur de magnifiques musiques sépharades – la gestuelle toute féline de King, la chorégraphie transmet cette fois aux danseurs une langueur du rythme que contredit une propulsion inouïe.
This is the last day to enjoy this festival of international renown.

Go to
the Théâtre de l'Agora at 10 PM for Concerto for two violins / Quintet / Resin by Alonzo King.
This is a mixture of three different productions – Concerto for Two Violins, set to J.S. Bach’s eponymous composition, Quintett, derived from the ballet Writing Ground and Resin, which takes its inspiration from the magnificent Sephardic music. This programme presents the choreography of Alonzo King in all its splendour – inventive, sensual and brilliant.

www.montpellierdanse.com

mardi 8 juillet 2014

Baudon dans Objectif Languedoc Roussillon

Un joli article pour Baudon dans le dossier spécial Luxe du magazine bi-mensuel économique régional Objectif Languedoc Roussillon...

A nice review for Baudon in the regional economic magazine Objectif Languedoc Roussillon ...



mardi 10 juin 2014

Le Festival des Architectures Vives de retour chez Baudon de Mauny

Baudon accueille cette année la 9ème édition du Festival des Architectures Vives du 11 au 15 juin.
Cette année c'est Cécile Meersman et Anaïs Outurquin qui se prêtent à l'exercice en installant Cumulus dans la cour intérieure de Baudon de Mauny.

Quoi de plus sensuel qu’un frôlement inattendu, des chatouilles soudaines qui nous parviennent et nous englobent, qui nous caressent le bras, la nuque, nous effleurent le nez ? Le projet tire partie de la matérialité même de la plume qui, légère, virevoltante, et parfois piquante, révèle lorsqu’elle les touche les corps et l’architecture. L’installation fonctionne comme amplificateur d’espace, en montrant l’invisible : le flux visqueux de l’air, les corps qui passent, et l’architecture qui demeure. Or, qu’est ce que la sensualité si ce n’est le rapport aux corps, à la matière, au toucher ? Le rideau de voluptés ainsi mis en place laisse apparaître des silhouettes furtives, entre rêve et réalité. L’expérience sensorielle qui a lieu nous fait alors perdre tout repères : au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans le gouffre duveteux, qui peut encore définir le Nord, le Sud, ou l’entrée qu’il a emprunté ? Et c’est à ce moment précis que le visiteur est le plus à même de profiter pleinement de la sensualité architecturale, loin de tout réflexe intellectuel : ce qui compte c’est le corps, la matière, l’architecture, le ressenti, le toucher, l’expérience.

Baudon welcomes the 9th Festival of Architectures Vives from june 11th to 15th.

This year, Cécile Meersman and Anaïs Outurquin lends themselves to the exercise by installing Cumulus in the courtyard of Baudon de Mauny.


What could be more sensual than an unexpected touch, suddenly tickling, reaching and enveloping us, caressing our arms, neck, and nose? The project takes advantage of the materiality of the feathers – light, swirling, and sometimes prickly – revealing bodies and architecture as they touch them. The installation operates as an amplifier of space, showing the invisible: the viscosity of the air, the bodies that pass, and the architecture that remains. What is sensuality, if it does not the have to with the body, substance, and touch? The sensuous curtain reveals furtive silhouettes, between dream and reality. The sensory experience that takes place makes us lose our sense of orientation. As one gradually sinks into the silky fog, how can one still tell North from South, or the entrance he took? And it is at this point that the visitor is more likely to enjoy the sensuality of the architecture, far from any intellectual reflex: what counts is the body, the matter, the architecture, the feeling, the touch, the experience.